Raphaël Ibanez (talonneur et capitaine de l'équipe de France) : «On a cru en nos chances dans ce tournoi malgré notre mauvais départ, on savait que ce serait dur. Bravo à l'Angleterre et tant pis pour nous, c'est dommage car on n'est pas passé loin. Les gars ont montré beaucoup de courage dans cette compétition. Après notre mauvais départ, il a fallu revenir et réaliser de gros matches. Mais dans ce sport on ne retient que les champions, alors c'est très dur pour nous.»
Jean-Baptiste Elissalde (demi de mêlée de l'équipe de France) : «Y a un sentiment... On a laissé quelque chose de grand pour arriver ici, notamment la semaine dernière à Cardiff. Ça se joue à pas grand-chose... Ca a été compliqué. Ça se joue à une cuillère et un ou deux ballons mal négociés. Tout ce qui nous a réussi la semaine dernière, on ne l'a pas réussi ici. On a occupé le terrain ; c'était un match au couteau à ne pas perdre. C'est fini, c'est comme ça. On avait un peu de fatigue dans les cannes, sans se chercher d'excuses face à une équipe anglaise très réaliste, pas géniale du tout.»
Fabien Pelous (deuxième ligne de l'équipe de France) : «Il nous a certainement manqué un peu de punch pour perforer cette défense anglaise. C'est malheureux car les Coupes du monde se suivent et se ressemblent. On n'a pas su ressortir la même intensité que la semaine dernière.»
Damien Traille (arrière de l'équipe de France) : « C'est une déception car la semaine dernière on était euphorique. On perd contre les Anglais comme en 2003 en demi-finale, on a enlevé les favoris et facilité la tache aux suivants. On est déçu pour nous et pour tous ceux qui nous ont suivis (...). Sur la première action, je glisse quand je veux prendre le ballon. Je suis déçu car sur ce premier ballon j'essaie d'éviter un ballon en touche à 5 mètres, on peut tous avoir des regrets par rapport à ça. On aurait pu enfoncer le clou mais on ne l'a pas fait. On est très déçu, on voulait faire quelque chose de grand. La semaine dernière face aux All Blacks, ils avaient la possession du ballon et on a gagné. Et cette fois-ci c'est nous qui avions la possession et on perd. Je suis aussi déçu pour les huit qui n'ont pas pu jouer. La semaine va être longue jusqu'au match pour la troisième place.»
Frédéric Michalak (demi d'ouverture de l'équipe de France) : «Ça s'est joué sur des détails, on n'était pas loin du but, on a manqué de chance à la fin. Ils viennent deux fois chez nous et deux fois ils marquent. Le plus frustrant, c'est de savoir qu'il y avait la place pour gagner aujourd'hui. Maintenant il faut se dire que ce n'est pas fini, il reste le match pour la troisième place à jouer pour tenir notre rang jusqu'au bout. Mais cette défaite nous a tous éprouvés.»
Dimitri Szarzewski (talonneur de l'équipe de France) : «On leur a donné huit points et ils nous ont mené de cinq points à la fin. On a eu pas mal d'occasions, mais on a eu du mal à les concrétiser. On a commis deux, trois fautes qui nous ont coûté cher. C'est dommage parce qu'on avait réussi quelque chose de grand jusqu'ici et maintenant ce sont les autres équipes qui vont manger le gâteau. C'est ça qui est dur.»
Brian Ashton (sélectionneur de l'équipe d'Angleterre) : «Nous savions ce que nous avions à faire aujourd'hui. Une fois que nous avons mieux joué dans la deuxième période, nous avons mieux réussi et avons repris nos positions sur le terrain. Ce n'est pas facile contre la France. Mon équipe est composée de gars brillants. Ils sont déjà passés par là. Vous ne pouvez pas battre l'expérience comme ça.»
Phil Vickery (capitaine et pilier de l'équipe d'Angleterre) : «C'est tout simplement fantastique, c'est un effort collectif remarquable de tout le monde, les fans y compris. C'est très spécial. Je voudrais dire un grand merci à tout le monde. On est entré sur le terrain et on a montré qu'on pouvait gagner même avec une telle ambiance.»
Jonny Wilkinson (demi d'ouverture de l'équipe d'Angleterre) : «Ca a été une expérience énorme. On a dû apprendre à gagner match après match. Maintenant on a une journée pour absorber l'impact de cette victoire et puis tout de suite après il va falloir penser à la semaine prochaine. On a appris à gagner et on a appris avec le sourire. On est confiant pour le prochain match justement à cause de toutes ses leçons qu'on a apprises. Mais il nous reste encore beaucoup de travail. Ca a été une drôle d'histoire (ndlr : ses coups de pied). Il y en avait qui passaient et il y en avait qui ne passaient pas. Je m'y suis mis de toute ma force et finalement ça passait. Il faut simplement l'accepter.»
Jason Robinson (arrière de l'équipe d'Angleterre) : «Ce fut un match énorme. Encore un match serré et on a montré que nous refusons de céder. Ce n'était pas très beau mais une magnifique victoire. Dans les matches de poule on n'a pas joué à notre vraie valeur mais nous nous savions meilleurs et surtout nous savons comment fermer un match.»
Lawrence Dallaglio (troisième ligne de l'équipe d'Angleterre) : «Ces deux derniers matches, en commençant avec le match contre l'Australie, on a hissé le niveau d'un cran. Nous avons prouvé que nous savions jouer au rugby. Et aujourd'hui ce fut une journée magnifique pour le rugby anglais.»
Source : L'équipe
Mais aussi Olivier Magne et Jo Maso