Bernard Laporte (entraîneur du XV de France) : «Bravo à eux, à tous ces joueurs qui, après le premier match contre l'Argentine (12-17), ont subi beaucoup de choses. La réponse, elle était là. On a envie d'être champions du monde, on a battu une grande équipe, on a envie d'aller plus loin. C'était pas facile, il y avait 1999 (victoire 43-31 en demi-finales), ils s'y attendaient. Il fallait le faire. On a des mecs qui sont solidaires, on est peut-être pas la meilleure équipe du monde mais on est encore en course.»
Fabien Pelous (2e ligne du XV de France) : «(sur la fin de sa carrière) J'y pensais (que ça pouvait être mon dernier match). Maintenant, il n'en reste plus que deux. On savait que ça allait être difficile de rivaliser avec leurs individualités donc on s'est concentrés sur des choses simple: occupation du terrain, défense... Il y a eu des moments difficiles, très difficiles parce que les All Blacks, c'est quand même une superbe équipe. Mais on a tenu et franchement, je suis fier de ce qu'on a fait aujourd'hui.»
Cédric Heymans (ailier du XV de France) : «Quand on a su contre qui on allait jouer, après la fin du match contre Marseille (France - Géorgie), on a abordé ce match sans pression. On savait qu'on devait créer un exploit pour y arriver. Aujourd'hui, on a fait un match solide, intelligent. On avait défini une stratégie de jeu, on l'a respectée, et quand il a fallu contrer, on a contré.»
Pieter de Villiers (pilier de l'équipe de France) : «C'est énorme, je ne sais pas quoi dire, c'est l'émotion. Un véritable état de grâce ! On ne leur a jamais rien lâché. On va fêter ça ce soir et demain on va tout de suite se remettre au boulot.»
Serge Blanco (président de la Ligue nationale de rugby) : «C'est formidable, c'est quelque chose de merveilleux. C'est vrai qu'on était dans une phase ou il y avait un peu de doute. Comme quoi, le rugby est un sport magnifique.»
Jo Maso (manageur du XV de France) : «On avait des leaders prêts à mourir sur le terrain. Ca, c'est parce qu'on y a cru jusqu'au bout. On a misé sur une tactique qui a fonctionné. On a vu avec les Anglais cet après-midi que le rugby commence par l'engagement, la volonté de se dépasser. C'est une grande victoire de l'équipe de France. L'exploit reste à faire, c'était pas une finale mais un quart de finale. On va préparer la demie contre les Anglais avec beaucoup d'humilité car ils seront revanchards après les deux défaites en matches de préparation. J'ai passé les cinq dernières dernière minutes à trembler. Je suis parti du siège avec Bernard (Laporte) car c'était difficile à soutenir. A la fin, j'ai craqué, j'ai même versé quelques larmes parce que c'était trop beau.»
Richie McCaw (capitaine des All Blacks) : «Vous pouvez imaginer l'ambiance dans les vestiaires. Tout cela après le travail effectué pendant trois ans. C'est vraiment dur. On avait des rêves. Il y a des joueurs écrasés par la tristesse. Je ne suis pas sûr que le fait de ne pas avoir eu de match difficile au premier tour peut expliquer cette défaite. On a tous joué des grands matches. Nous étions là pour jouer notre meilleur rugby, mais nous ne l'avons pas fait.»
Graham Henry (entraîneur de la Nouvelle-Zélande) : «Bien sûr, nous sommes déçus. C'est le sport ! Cela m'a fait plaisir de travailler avec cette équipe. Je suis fier de ces joueurs. Nous n'avons pas joué aussi bien qu'avant. Les Français ont été très forts en défense. Nous sommes déçus, mais les meilleurs ont gagné. Bravo à eux. Je pense que les gens nous jugeront comme ils veulent. J'ai fait tout ce que je pouvais pour le bien de l'équipe. Maintenant, ce n'est pas à moi de décider de mon avenir. Peut-être n'avons nous pas saisi nos occasions, nous avons commis les fautes, alors que les Français ont saisi leurs occasions. Les Français ont vraiment bien défendu. C'est la meilleure équipe française que nous ayons affrontée depuis des années (...) Concernant la sortie de Daniel Carter, il avait un problème avec son mollet. Il est juste revenu pour ce match. Pendant soixante minutes, il a joué avec ce problème. (...) Je n'ai pas pensé à mon avenir. Je me sens simplement mal pour les joueurs qui se sont beaucoup préparés. Je ressens beaucoup de sympathie pour eux. Mon avenir ? A 61 ans, cela va bien pour moi. Je ne m'inquiète pas. (...) Michalak est un bon joueur, un joueur de classe. Il a vu une opportunité. Il l'a saisie. (...) Nous avions misé sur la rotation des joueurs pendant ces trois années, je ne regrette pas ce choix.»
Source : L'équipe
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